L’Aérienne, création de bijoux.

1/ Mahéva bonjour, pour commencer, pourriez-vous vous présenter en quelques mots?

Je m’appelle Mahéva BENSOUSSAN, j’ai 35ans. Je suis la fondatrice de la marque « l’Aérienne, création de bijoux » que j’ai créé il y a 7ans. Et maman d’une jeune fille nommée Joy qui porte également le nom de ma dernière collection.

Ayant toujours rêvé de vivre aux Etats-Unis, j’ai décidé de tenter l’aventure après l’obtention de mon BTS vente. Une belle expérience qui a duré 3 ans. Mais suite à la liquidation judiciaire de l’entreprise Américaine où je travaillais, j’ai décidé de débuter un nouveau chapitre, mais cette fois-ci en France.

Je me suis lancée dans l’entreprenariat afin de laisser libre cours à ma passion. Ma vie d’artiste commença … « L’Aérienne, création de bijoux » est née.

2/ Avez-vous suivi un parcours spécifique pour devenir créatrice de bijoux ?

Non je suis totalement autodidacte. Je travaille de mes mains depuis très longtemps. A l’âge de 2 ans déjà, ma mère me disait que je gribouillais sur les cartes de visites de mon père pour en faire des bandes dessinées.

J’ai beaucoup expérimenté au début jusqu’à maîtriser mon art. Que ce soit au niveau des matériaux, des outils, de la préparation. Il y a eu pleins de ratés, de tirages de cheveux, de cris, mais aussi de très belles surprises.

De formation commerciale, ma passion est devenue mon métier.

3/ Pourquoi préférez-vous travailler la polymère ?

Même si la pâte polymère n’est pas facile à appréhender, une fois maîtrisée, elle devient une matière avec laquelle je m’amuse beaucoup. Je la transforme, y mélange d’autres couleurs. Je malaxe, coupe, martyrise aussi quelques fois.

L’étape de la cuisson m’a réservée les résultats les plus surprenants.

J’ai travaillé d’autres résines comme la feuille d’or, l’argent, mais je suis vite retournée à la pâte polymère, car les expérimentations sont infinies. Elle me donne surtout la possibilité de créer des produits très réalistes. Je peux imiter les biscuits, la gelée avec son côté brillant, la coque du macaron, donner de la brillance à mes pommes d’amours etc.

4/ Parlez-nous du processus de création, de l’idée au produit fini ?

Je n’en ai pas véritablement, car je suis mon intuition. Je ne dessine, ni ne note mes bijoux avant de les créer. Dès l’idée, je sais comment sera mon bijou terminé, sa teinte, sa préparation, les accessoires etc.

Au fur et à mesure que la création arrive, je monte mon bijou, j’y ajoute tous les détails comme les chaînettes, les différentes perles, les tissus, les crochets. C’est de l’improvisation du début à la fin.

Nombre de mes collections sont issues de tentatives réussies. Pousser le polymère jusqu’à ses derniers retranchements pour voir jusqu’où il peut aller. Je dois dire que les résultats ne sont pas si mal !!!

Avec le temps, j’apprends à faire moins, mais mieux. Ma dernière collection « Joy» a pu être bouclé très rapidement. Pour vous donner un ordre d’idée, une paire de 5 bijoux me prend entre le séchage, le démoulage, le montage 2 jours.

5/ Parlez-nous de votre marque, votre univers, de l’identité de vos bijoux gourmands.

L’Aérienne c’est tout plein de choses à la fois.

S’offrir le plaisir et la gourmandise avec 0 calorie. C’est la légèreté de porter un macaron en boucles d’oreilles, avec cet esprit un peu enfantin, y ajouter des matériaux plus nobles comme la feuille d’or pour que ce soit plus sophistiqué.

L’aérienne, c’est moi, c’est le nom que me donnait mon grand-père lorsque j’étais petite, car j’avais souvent la tête dans les étoiles. C’est surtout un message à faire passer. Lorsque j’ai débuté, l’Aérienne était un challenge, j’ai cru en moi, j’avais les bonnes énergies et ça a fonctionné. C’est aussi la proximité, car je suis très proche de mes clientes qui sont pour certaines devenues des amies.

6/ Vous créez vos bijoux de manière artisanale, qu’est-ce qui vous plait dans cette méthode de travail ?

L’artisanat est un travail très dur, je ne compte pas mes heures, mais c’est le prix des clientes que j’ai maintenant, de la vie que je mène, des rencontres que j’ai fait. Le défi c’est rendre grâce au don que j’ai, le plaisir de faire ce que j’aime n’a pas de prix, créer de ses mains est une bénédiction.

7/ Et la commercialisation de vos bijoux, pouvez-vous nous en parler ?

A mes débuts, j’ai commencé par les marchés, mon mari m’a beaucoup aidé à monter les stands, prendre des photos, créer mon site. De fil en aiguille, je me suis créée une notoriété.

Je participe depuis 7 ans au marché de Noël de Monaco où je tiens mon propre chalet. J’ai le plaisir d’être de nouveau présente cette année. Une édition qui se tiendra au port de la Principauté du 6 Décembre au 7 Janvier 2018, dont le thème sera « Les ateliers du Père Noel ». Cet évènement dure 4 semaines, 7/7, de 11h jusqu’à 22h. C’était aussi intense que physique, mais l’ambiance y est formidable. C’est un marché que je prépare pratiquement tout le reste de l’année.

J’avais durant 3 ans une petite boutique à Juan-Les-Pins que j’ai fermé en 2014 lorsque j’ai su que j’étais enceinte. Sans oublier ma boutique en ligne, les réseaux sociaux et surtout le bouche à oreille.

8/ Parlez-nous de votre dernière collection « Joy ».

Ma nouvelle collection « Joy » porte le nom de ma fille et a pour thème « les fruits rouges ». C’est en discutant avec ma mère dans le jardin que j’ai eu cette idée. Joy s’amusait à arroser les fraisiers et framboisiers. Je la vois encore me dire en faisant sa petite récolte « on cueille les framboises que lorsqu’elles sont bien mûres ». La voir avec tous ces fruits rouges, c’était tellement printanier. C’est ce que j’ai voulu reproduire.

Au premier essai, ça a tout de suite marché. A peine publié sur internet que les commandes se sont multipliées jusqu’à être dépassée. Mais j’ai réussi à gérer.

9/ Question signature : Quel est votre lieu préféré sur la région Provence Alpes Côte d’Azur ?

Il y a une petite placette qui donne sur le port de Beaulieu juste à côté du restaurant « la Réserve de Beaulieu ». On y voit la mer, la réserve à droite, les montagnes à gauche et la mer à perte de vue.

On en revient à cette notion de bonne énergie. Ça doit être lié à mon père, car j’y allais souvent quand j’étais petite. Nous allions souvent manger chez Michel qui tenait le restaurant « le DARKOUM ». C’était notre rituel que je revis aujourd’hui avec ma fille.

Il s’y trouve quelque chose de spécial, on y voit les montagnes, la mer, la ville d’Eze, les bateaux du port. C’est sans conteste, mon lieu préféré sur la région.

Je tiens à remercier Maéva Bensoussan d’avoir accepter mon invitation. Si vous souhaitez là connaitre un peu plus, je vous invite à aller visiter sa page Facebook

L’Aerienne – Création de Bijoux : https://www.facebook.com/LA%C3%A9rienne-Cr%C3%A9ation-de-Bijoux-155531687803254/

Merci à tous.20430086_10213191421167685_5674674524112472835_n

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