Le Môme

Artiste : Le Môme.
Date de sortie : Le 20 décembre 2018.
Composition de l’Ep : 7 chansons.
Genre : Rap / hip – hop.
Label : Indépendant.

Le Môme est un artiste de la scène niçoise aux compétences multiples. Son art est un moyen d’écrire sa vie, ses états d’âme et le monde qui l’entoure. Il trace son chemin en toute indépendance et sort son premier EP “ bruit qui court”.

Il nous murmure avec insouciance, naïveté et beaucoup de lucidité des thèmes comme : L’amour, le bonheur facile, la vie, la fatalité et l’art. Quant à l’ambiance, il réussi à nous transmettre de la joie par sa voix amusée en variant les vocalises.

Il s’entoure d’artistes compatibles à son univers donnant une force aux titres. Les textes sont riches avec une maîtrise des mots et des sonorités. Le titre « Freestyle avant l’EP » est sans prise de tête, alors que « Ellipsim » nous amène à réfléchir. Le flow diffère d’une chanson à l’autre, tantôt rapide, tantôt lent.

L’instru sert le texte et non l’inverse. Cependant on retrouve la même musicalité dans certaines chansons, ce qui peut gêner. Cet EP manque de cohésion dans les thématiques qui se reflètent parfois au sein même d’une chanson.

Les 7 titres qui composent ce projet rendent hommage à la vie malgré une mélancolie manifeste.

Allez l’écouter et faites-vous votre avis !

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“ Dehors je ne vois que des gens qui dans l’ensemble doutent … » Extrait d’Ellipsim

Interview avec le Môme

Présente-toi en quelques mots.
Mon nom de scène est « Le Môme ». Je suis rappeur, slameur, animateur d’atelier d’écriture et j’ai commencé la musique à 17 ans. J’ai fait ma première scène au Volume avec Mas Kit et je n’ai pas arrêté depuis. Je sort aujourd’hui mon 1er EP « Bruit qui court ».

Penses-tu qu’internet soit un levier pour les indépendants comme toi ?
Oui, absolument ! Internet mais aussi les scènes, surtout le terrain ! Nous (Okami et Ikare et moi-même) essayons de privilégier la vraie vie à internet, car c’est là que l’on voit les réactions des gens. Ce ne sont ni les  «j’aime », ni les followers qui montrent que t’es bon, c’est en concert que tu vois les réactions immédiates du public et c’est ce que l’on cherche.

Les artistes peuvent-ils se faire connaitre sans les réseaux sociaux ?
Absolument ! Avoir un réseau social permet aux gens de te suivre. Heureusement qu’il y a des scènes ouvertes, tu prends ton micro et ta guitare et paf on y va.

Penses-tu créer des vocations ?
Je sais pas si je créé des vocations. Mais si j’arrive à intéresser une personne dans un atelier ou un événement que j’anime, c’est tout bénef pour moi.

Quelles sont tes inspirations ?
La vie, les rencontres, l’amour, la guerre, la haine, le bonheur, la famille. J’écoute Kery James, Demi Portion, Scylla, NTM.

Est-ce dur d’être partagé entre tes passions, ta vie professionnelle et privée ?
Non, car le temps à la valeur qu’on lui donne. Si on décide qu’une journée dure 48 heures alors elle durera 48 heures.

Peut-on qualifier ton rap de poétique ?
La poésie est subjective ! Certains la trouve dans un mur blanc, d’autre dans un arbre. Je dirais que non, car je n’ai pas lu Baudelaire ou autre. J’écris comme je parle, ce ne sont pas des belles formules, mais des mots simples. J’écris ce que je ressens dans l’instant. Les gens suivent et j’en suis content !

Raconte-nous le processus de création de ton EP ?
A la base, j’écrivais des chansons dans mon coin. Puis j’ai gagné des battles qui m’ont permis de financer des heures de studio. J’ai pu améliorer et enregistrer des sons que j’avais écrit entre 16 et 19 ans.

Quel est ton plus beau souvenir pendant la création de cet EP ?
Ikare et Okami sont mes frères de son que j’ai rencontré en open mic+. On s’est dit qu’on pouvait faire quelque chose ensemble, en est né « freestyle avant l’EP ». On s’est plus jamais quittés. Nous sommes des artistes indépendants qui forment une équipe. Oui, c’est mon plus grand souvenir, faire de la musique et des projets avec eux.

“ Je suis cœur qui pleure, parfois cœur qui saigne, mais tous ensemble nous sommes cœur qui s’aiment » Extrait d’Ellipsim

Qu’as-tu ressenti à la sortie de ton EP?
J’étais fier, car j’ai passé tant de temps à rapper. Je me suis dis « oh putain, je réalise mon rêve de faire un EP et de la scène. Je suis allé beaucoup plus loin que ce que j’avais imaginé ». Mais aussi un peu nostalgique de l’époque où je galérais, ce qui me pousse à concrétiser d’autres projets.

Pourquoi avoir intitulé ton EP « Bruit qui court » ?
Je ne sais pas trop ! Le titre de L’EP et les chansons viennent avant que tout soit fait. «Bruit qui court » signifie  » Salut, c’est moi Le Môme, rappeur Niçois. Faites courir le bruit et donner moi de la visibilité ».

Comment as-tu choisi tes morceaux ?
Je voulais varier les thèmes pour que ça puisse parler à tout le monde. Mais sans être forcément dans les tendances. J’ai écarté certains morceaux, car ils ne correspondent pas à l’état d’esprit de l’EP. Des inédits vont bientôt sortir…

Pourquoi as-tu décidé de slamer sur «Ellipsim » ?
Ce n’est pas du slam, mais du rap sans instrument. Philippe Balatier du groupe « No jazz »  l’a composé ainsi que « Bruit qui court ». Le guitariste est un ami Pierre Brun. « Ellipsim » a vu le jour en 2016/2017, je voulais qu’il mûrisse et qu’il ne soit pas pollué avec le temps. Juste un piano/voix/guitare. Simple et efficace.

Pourquoi cette mélancolie se manifeste-t-elle dans tes écrits ?
Mes textes ne sont pas durs ou mélancoliques, c’est la vie qui l’est. J’essaye d’apporter quelque chose de joyeux même dans la fatalité. Je fais du triste ou de l’énervé si je le suis. Il y a un fond de mélancolie, ainsi que de la de joie et de l’amour.

Que doit-t-on attendre de tes projets ?
Je ne peux rien dire! «Bruit qui court » est plus d’insouciant, puis je ne suis pas sortie de ma zone de confort. Aujourd’hui c’est plus construit, j’ai varié le fond, la forme, les instrus, je maîtrise mieux mon art. Je suis un électron libre aux multiples directions.

Comment as-tu décidé de collaborer avec la Comédienne Line Ancel !
Je cherchais un modèle pour jouer la muse délaissée. C’est une comédienne de grand talent et humainement quelqu’un de très bien ! Son visage est intéressant et différent des autres !

Je te laisse le mot de la fin !
Merci est un mot que je dis souvent ! Merci Phédra ! Merci la vie ! Merci Okami et Ikare ! Merci ma ville, Nice !

Mon album s’appellera bicéphale et je n’en dirais pas plus😉.

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HAUTE CULTURE : https://www.hauteculture.com/mixtape/32485/bruit-qui-court
SPOTIFY : https://open.spotify.com/album/2e1UZf2qlI7AX8NHKKO4xp..DEEZER : https://www.deezer.com/fr/album/82194262

https://m.youtube.com/watch?v=8m7g-xbwEzI&frags=pl%2Cwn
https://youtu.be/SG-Pfs-TNaM

Crédit photos : Monteiro Da Silva Julien

PHEDRA DAKORONIAS
Chroniqueuse pour REGARDS CROISES

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